Bernadette Chirac, pièces jaunes et médaille d'or des préjugés
Quand l'ancienne première dame de France donne son avis sur les derniers faits divers, ça déménage trollement. Qui sont les responsables ? Mais pardi, les jeux vidéo, bien entendu ! Un argument, une preuve ? Non, elle en est "persuadée" et évacue d'autres causes possibles pour s'apesantir sur cette source-là, mère de toute cette délinquance : les jeux vidéo violents. Le tout avec l'aplomb de l'inculte qui s'ignore, comme souvent chez les gens qui assène ce type d'accusation.
Pour le gamer passionné d'information, entendre des lieux communs affligeants sur les jeux vidéo est une sorte d'ascèse quasi-quotidienne. Et il y avait peu à attendre de bon de la part de la vieille aristocrate, dont on sait qu'elle a toujours été nettement plus à droite, moins souple et plus péremptoire dans ses opinions, que son mari. Pour autant, il est à noter qu'à aucun moment, Harry Roselmack ne l'aiguille sur le sujet, et que c'est d'elle-même que Bernadette Chirac entame le procès du jeu vidéo, ce qui donne à l'attaque un petit côté prémédité. Des propos de piliers de bar, version salon de thé select, que vous pouvez découvrir ci-dessous.
Doit-on aller jusqu'à incarcérer le pauvre Martin en guise de mesure préventive ? A entendre sa grand-mère, ce jeune est un criminel en puissance... alors ? On fait quoi ?