L’Edition Spéciale s'acharne-t-elle sur les jeux vidéo ? - p.1

Publié le par Skopkall

Ca n’en finit plus : après Bernadette Chirac, après Zéro de Conduite, voici que le rendez-vous quotidien de Canal +, L’Edition Spéciale, présentée par Bruce Toussaint, s’en est pris aux jeux vidéo et au multimédia en général avec un reportage d’une rare partialité et des commentaires de l’équipe (en particulier Ariel Wizman et Marie Colmant) qui fleurent bon les ragot méprisants de ceux que l’on sent totalement largués, voire paniqués par le sujet.

 

C’était la troisième fois en moins de deux mois que l’émission de Canal + traite des nouvelles technologies et des jeux vidéo sous différents angles mais avec sensiblement les mêmes conclusions. Une première séquence, fin novembre, s’en était prise à Call of Duty – Black Ops, via son spectaculaire spot de pub :


 

 

Présenté comme un élément du débat sur la violence vidéoludique, le spot avait été suivi d’une conclusion expéditive : « maintenant c’est sûr, les jeux vidéo, c’est pour faire la guerre ». et l'animateur avait refusé de citer le nom du jeu "pour ne pas faire de pub", alors que le moindre intervenant dans l'émission voit généralement sa marque ou son entreprise citée plusieurs fois sans souci. Un exemple parmi d’autres d’un traitement biaisé, à sens unique, hâtif et – c’est l’excuse trouvée par certains à l’émission – une illustration du fossé générationnel et culturel qui existe entre les geeks (a fortiori les gamers) et les icônes télévisuelles qui s’expriment dans ces talk-shows.

 

Or, le fossé culturel n’excuse pas tout et surtout pas les commentaires dégoulinants de mépris et de condescendance d’Ariel Wizman, d’une ignorance crasse s’agissant de jeu vidéo, tel qu’il a pu les exprimer dans une autre séquence, le 3 décembre cette fois-ci :

 

 

 

 

Pourtant, le sujet sur l’addiction était illustré par un reportage remarquable, mais les commentaires de deux des chroniqueurs (Ariel Wizman, donc, et Marie Colmant) réduisirent cette bonne impression de départ à néant, entre jugements de valeur rétrogrades pour le premier et commérages sans recul pour la seconde. Le summum étant atteint par M. Wizman, scandalisé par le fait que les développeurs de jeux veulent captiver les joueurs avec leurs créations. Nous fera-t-il croire que lorsqu’il officie en tant que (médiocre) DJ, c’est pour faire fuir son auditoire ? Que lorsqu’il sort ses (très bons) CDs, ce n’est surtout pas pour qu’on les écoute en boucle ? En revanche, personne sur le plateau pour critiquer la démarche de la mère du jeune Louis, qui préfère faire passer son fils pour un malade en l'envoyant chez le psy, plutôt que de faire l'effort de comprendre son univers. Encore une fois, on ne peut pas tout pardonner sur le compte du fossé générationnel, surtout pas la mauvaise foi et le mépris ostensible.

 

Suite dans la deuxième partie...

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Publié dans Jeux vidéo

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