Aliens Vs. Predator : premier contact, sur Xbox 360
Preview également publiée sur Mangetonpad. L'humour est également typiquement mangetonpadien, mais j'assume !
Si Alien est une légende du cinéma, et Predator un peu moins, Alien Vs. Predator n'est pas un titre banal dans l'histoire du jeu. Meilleur jeu - un des rares jeux baisables, dirons-nous - de l'éphémère Jaguar d'Atari (en 94, l'année de mon bac), puis série remarquable mais interrompue sur PC, son apparition la plus récente était un bien médiocre Requiem sur PSP en 2007. AVsP est donc de retour sur console grâce à Rebellion Software, 20th Century Fox et Sega, et débarque sur Mangetonpad en preview multijoueurs grâce à ma tronche, qui fut invitée à une double session de démo presse sur 360. Et en plus, on a super bien bouffé. Présentations.
Le Predator dispose de radars : un qui lui indique où il peut sauter, un infrarouge qui détecte la présence d'humains, et un dernier pour les Aliens. Bien entendu, il peut se rendre invisible, ce qui en fait la race idéale pour toutes sortes d'approches furtives. A ce titre, lorsque l'on combat le Predator, le léger trouble de l'image au passage de la créature laisse une belle impression. On le sent passer plus qu'on ne le voit, et dès qu'on commence à tirer on perd rapidement sa trace. Dans le genre flippant...
L'Alien (dont le cri lors des sauts laisse à penser qu'il cherche son précieux...) est de loin la plus endurante et la plus rapide des trois races. La plus gerbante, accessoirement, lorsque l'on passe du sol au plafond en passant par les murs. Rollcage staïle. La forme du viseur indique s'il est possible de rejoindre l'endroit pointé d'un seul bond, ou pas. Revers de la médaille : il faut maîtriser, et savoir enchaîner ces mouvements pas vraiment naturels, notamment lors que l'on passe d'une phase de guet agrippé au plafond, à l'assaut d'une proie. On peut rapidement être désorienté.
Reste le Marine, donc. Lent, il s'essouffle qui plus est rapidement, ne saute pas haut, ni très loin. Mais il tire, partout, tout le temps. Il flingue, c'est sa passion. Fusil-mitrailleur, shotgun, sulfateuse à tête vaguement chercheuse... disséminées sur les maps multi-joueurs, cet arsenal compense bien des faiblesses. Et si la version présentée à Cologne en octobre présentait des humains réduits à l'état de chair à pâté pour créatures gourmettes, il semblerait que le ratio ait été rééquilibré, ce qui a permis à mes confrères dieux vivants du FPS - c'est loin d'être mon cas - de briller aussi en pull Marine.
Les modes de jeux ? Alors... un mode Deathmatch bien b
ourrin, deux modes par équipe (un avec une équipe par race, et l'autre en deux équipes races mélangées), un mode Capture the Flag-like Marine contre Alien, un autre ou les Marines doivent résister à une contamination Alien et un dans lequel un joueur Predator doit trouver une proie humaine en moins de 90 secondes (et après on change de joueur Predator). Le tout jouable jusqu'à 18 joueurs. En complément, un mode survival, semblable au mode Horde de Gears of War 2, envoie quatre Marines combattre des vagues d'Aliens de plus en plus nombreux et dangereux, alors que le champ de jeu s'élargit progressivement. Du 100 % action donc. Et pour l'anecdote (et un peu parce que notre hôte a lourdement insisté sur ce point), nous n'étions pas en LAN, mais bien connectés via Internet à des serveurs de Microsoft installés outre-Manche.
Pour tout dire, Aliens Vs. Prédator a un véritable défaut : son graphisme. Avec des polygones trop visibles, des textures usant et abusant d'effets de flou et un manque d'animation dans le décor - pas de vent, pas de bestioles, etc. - flagrant, il se situe dans une moyenne somme toute très... moyenne. Rebellion dispose toutefois d'arguments pour compenser cette imperfection : tout d'abord des effets lumineux bluffants - gyrophares, soleil, lampes-torches, reflets phosphorescents dans les tunnels -, ensuite une animation fluide et crédible, et surtout, des maps immenses au level design absolument dément, avec force raccourcis, tunnels, ruines et ruisseaux.
Conclusion
Pas très beau, cet Aliens Vs. Predator nouvelle génération est en revanche varié, équilibré dans son gameplay et doté d'un excellent level design. Une réussite qui n'est pas pour rien dans le plaisir globalement ressenti durant cette preview. Rien n'a filtré sur le mode solo - tout juste quelques fuites sur le système d'XP - mais le multijoueurs suffit à placer Aliens Vs. Predator dans la liste des jeux prometteurs du mois prochain.
* d'après Frédérick alias Siryakko, grand manitou de Mangetonpad.