Une journée de gaming ordinaire…

Publié le par Eric Primault

 

LagiacrusVSRathalos.jpg10 h 30 – La conférence de Monster Hunter Tri, que je dois suivre pour Dragon Blanc et Chasseurs de Monstres, commence dans une demi-heure et je n’ai toujours pas décollé de chez moi.

 

10 h 50 – C’est officiel : ratp.fr se fout de ma poire. La sortie de métro qu’il m’a indiquée n’existe pas… où alors on l’a recouverte de bitume par inadvertance. Et récemment, encore.

 

10 h 55 – C’est officiel : ratp.fr se fout de ma poire… le 129, rue de Grenelle n’est pas au même endroit que la croix sur leur plan. A l’endroit de la croix, c’est le 125 et l’ambassade de Corée. Pire : la rue s’arrête après le 127. Une dizaine de geek-like déambulent, feuille imprimée en main, à la recherche de leur objectif de quête. On se croirait dans un flashmob.

 

10 h 57 – Avec deux confrères aussi paumés que moi, je passe devant l’imposante façade de l’Hôtel National des Invalides. Ca ne risque pas d’être là. Nous sommes bien d’accord.

 

Tsujimoto Ryozo.jpg10 h 59 – La rue de Grenelle reprend au 131. Bah en fait, si, c’était là. Je me remémore l’invitation de Nintendo : ils ont oublié « National » pour désigner le lieu. Ca change tout…

 

11 h 03 – Le journaliste vidéoludique est ponctuel, sauf quand il est en retard. La conférence est déjà à la bourre et j’en suis encore à remonter l’allée principale de l’historique bâtiment. Pas tout seul, heureusement. Vu l’état dans lequel se retrouvent les héros de Monster Hunter à la fin des combats, je me dis que les Invalides, finalement, c’est bien trouvé.

 

11 h 10 – Je prends place dans la salle de conférence. La « Monster Hunter Tri Academy » est sur le point de commencer. Tsujimoto Ryôzô, producteur et Fujioka Kaname, réalisateur, émergent du premier rang et prennent place derrière la table sur l’estrade.

 

11 h 16 – Le lancement du premier trailer inédit foire. Ecran bleu. L’animateur lance : « Non ça c’est le trailer d’Avatar ». Bien vu.

 

Fujioka Kaname.jpg11 h 37 – La compatibilité Wii Speak est confirmée, ainsi qu’un bundle. Contrairement aux joueurs japonais qui se contentent du clavier, nous on va pouvoir causer dinos. C’est une bonne nouvelle : bien plus pratique pour définir une tactique potable. C’est une mauvaise nouvelle : mes oreilles sifflent encore d’insultes texanes subies sur le Xbox Live.


11 h 58 - Interrogé sur les animaux dont il s'inspire pour créer ses monstres, Tsujimoto déclare "il y a même un monstre que j'ai imaginé en regardant une pelleteuse". Vivement qu'il découvre les sextoys.


12h 11 – C’est fini, tout le monde se lève. L’animateur annonce une séance de dédicace. Je prends place dans la file pour glâner un bête poster signé des deux artistes. Je suis faible. Ca doit être parce que j’ai la dalle.

 

12 h 32 – Je fais la queue devant la cantine salle de démo.

 

12 h 38 – Je repère d’emblée la bouffe. Je ne me lasserai jamais du décalage entre le raffinement du service et des délicates bouchées qui nous sont souvent servies lors de ces présentations, et le look de ceux qui s’en délectent. Je me dis que les serveurs aimeraient être fringués comme nous, finalement.

 

13 h 12 – Mini-brochettes, makis lacrymomorphes, rouleaux de printemps, cakes et tartelettes salées, mini-hamburgers… j’ai goûté de tout, vivement le sucré.

 

13 h 15 – Ma chemise arbore une magnifique tache. J’ai quinze minutes pour la faire disparaître.

 

Chacha--mask-.jpg13 h 30 – Début de l’interview avec Tsujimoto-san. J’écoute l’interprète transmettre mes questions au producteur. J’écoute ses réponses en japonais et comme d’habitude je décroche au premier mot inconnu. L’interprète n’est pas de trop…

 

14 h 00 – Fin de l’interview. Début de l’attente pour trouver un poste de jeu libre. C’est pas gagné. J’engloutis mini-mille-feuilles au thé vert, gobelets de fruits frais, choux divers en observant mes confrères à l’œuvre. Je me dis que ça va leur rappeler qu’on est aussi là pour manger. Même pas.

 

14 h 28 – J’assiste à une discussion pointue entre vrais spécialistes de Monster Hunter sur les évolutions de cet épisode Wii. Je doute subitement de ma légitimité de geek.

 

14 h 54 – On me propose enfin une Wiimote et un Nunchuk. Prise en main hyper-rapide.

 

Monster Hunter Tri destroying landscape14 h 55 - Elles sont où les quêtes ?

 

14 h 56 – Le comptoir de la guilde m’envoie aux champignons. C’est le prestige…

 

15h 15 – J’ai cinq ou six sortes de champignons différents dans mon inventaire, mais pas un seul de ceux qu'on me réclame. Je commence à comprendre pourquoi le jeu s’appelle Monster Hunter « Tri ».

 

15 h 32 – Un poulet à écailles profite de ma cueillette pour me foncer dans le fion. Il ne veut visiblement pas de moi sur son territoire. Je décide de le surnommer « Brice ».

 

15 h 38 – J’ai arpenté 95% de l’aire de jeu et j’ai toujours pas les bons champignons. Il me reste 10 minutes pour boucler ma quête. L’animateur de Nintendo qui me guide est aussi largué que moi. Il me conseille d’aller au village avec mes champignons « pour voir ». Impossible. D’essayer de revenir à mon campement « pour voir ». Sert à rien. Il a du être formé chez ratp.fr.

 

15 h 48 – Time’s up. Je fais partie de ces gamers capables d’invoquer un Game Over à Animal Crossing. Je suis rouge de honte.

 

sinister-saints.jpg15 h 52 – Je rempile, cette fois-ci en coop à quatre et au Classic Controller Pro. Mes coéquipiers ont l’air de connaître leur sujet. Je me fais discret, autant que possible.

 

15 h 55 – Mis à part quelques erreurs de manips dues au changement de manette, je suis meilleur à la baston qu’à la cueillette. Sans doute parce qu’on a jamais vu un champignon botter le derrière d’un guerrier en plein combat.

 

15 h 58 – La grosse bébête sur laquelle nous tapons depuis cinq minutes se roule dans la boue pour regagner des points de vie. C’est le chaînon manquant : le cochon et le saint-bernard descendent du tricératops.

 

16 h 01 – Dernier combat. Je prends un risque en sélectionnant la guerrière et son imposante arbalète. Je ne vois pas où je tire, je ne sais même pas si je tire. Victoire ; je repose ma manette, un de mes camarades me rassure : « c’est pas facile à maîtriser comme arme, mais tu l’as touché (le monstre)… pas toujours, mais tu l’as touché ».

 

16 h 42 – Je sors du métro, il flotte et il fait froid. Je me recharge en Pepsi Max et en Toastinettes. Je me dis « tiens je vais écrire quelques brèves », et accessoirement : « ce soir c’est plat vapeur et yaourt allégé ».

 

*

 

17 h 51 - On sait désormais un peu mieux ce que Ueda Fumito nous Tricote, avec un très joli site officiel pour The Last Guardian, plein de mystère mystérieux, de très très grandes captures d’écrans et de vent dans les enceintes. Sinon j’ai trouvé un petit nom à la bestiole du jeu : le hyènogriffe. C’est pas mignon ?

 

Kojima-Hideo.jpg20 h 08 - Hidéo à des Hidénoires… Lu sur Gameblog : Kojima en auto-analyse sur son blog, au bord de la dépression nerveuse parce que The Peacewalker a pris un mois de retard. « Cela va certainement prendre longtemps de mériter à nouveau la confiance [des fans] que nous avons perdue ». Des considérations que les fans de Zelda ont cru venir d’une autre planète et lu avec des yeux de Psychokwak frit. Kojima Productions mérite la confiance des joueurs et se flagelle pour un rien ; tout l’inverse de notre gouvernement qui lui, ne mérite la confiance de personne mais est toujours très satisfait de lui-même.

 

20 h 30 - Tiens, Gamekult recrute… je vais peut-être essayer de postuler. Nan, finalement je vais me reprendre un yaourt. Et écrire mes brèves.

 

00 h 00 – Je ne sais pas comment ça s’appelle mais y a une de ces daubes avec David Duchovny sur Virgin 17…

 

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Publié dans Jeux vidéo

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Commenter cet article
R
<br /> Beau récit, mais j'avoue que le passage de 14h56 à 14h15 dans le déroulement chronologique des événements m'amène à faire plusieurs hypothèses:<br /> <br /> -Soit la guilde t'a envoyé cueillir des psylocibes.<br /> <br /> -Soit la borne sur laquelle tu as joué a créé une distorsion temporelle<br /> <br /> -Soit tu as fait une faute de frappe.<br /> <br /> -Soit je suppute pour que dalle parce que, comme dans un film de David Lynch, faut pas trop chercher à comprendre...<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Et dire que je me suis torturé la tête par ce qu'à un moment j'avais un gros trou dans le déroulement du récit, alors que j'avais la solution sous les yeux... Boh tant pis je laisse comme ça...<br /> <br /> <br />
L
<br /> Ca a l'air chouette une journée de journaliste. Je dis ça pour la bouffe surtout.<br /> <br /> <br />
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